Hémorroïdes : remèdes de grand-mère et ce qui soulage vraiment
Publié le : 27/12/2025 - Catégories : Conseils de votre herboriste
Une crise hémorroïdaire fait mal, gêne à chaque geste, et on hésite souvent à en parler. Pourtant les gestes qui soulagent réellement sont simples, et certaines plantes disposent de preuves sérieuses — notamment sur les saignements. Chez l'herboristerie Louis, voici comment distinguer ce que vous avez, ce qui aide vraiment, et les signes qui imposent de consulter.
Ces remèdes traditionnels accompagnent le confort mais ne remplacent pas un avis médical, conformément à l'article L.4161-1 du Code de la santé publique relatif à l'exercice illégal de la médecine. Un saignement par l'anus ne doit jamais être attribué d'emblée aux hémorroïdes sans avis médical — d'autres causes, dont certaines sérieuses, se manifestent de la même façon.
Réponse rapide
- Pour dégonfler rapidement : une compresse d'hydrolat d'hamamélis froid, dix minutes, plusieurs fois par jour.
- Le geste de fond : le bain de siège tiède, dix à quinze minutes, qui détend le sphincter et améliore la circulation locale.
- Ce que la science démontre : les veinotoniques flavonoïdes réduisent significativement les saignements — c'est leur effet le mieux établi.
- À ne pas négliger : tout saignement doit être vu par un médecin au moins une fois. Les hémorroïdes sont fréquentes, mais ce ne sont pas la seule cause.
En bref : quelle situation, quelle réponse
| Situation | Ce qui aide | Délai |
|---|---|---|
| Hémorroïde externe gonflée | Froid, hamamélis en compresse, bain de siège | Quelques jours |
| Hémorroïdes internes, saignement | Veinotoniques par voie orale, transit régulé | Consultation recommandée |
| Démangeaisons, suintements | Hygiène douce, hamamélis, veinotoniques | Quelques jours |
| Douleur brutale et intense, boule dure | Consultation sous 48 à 72 heures | Urgent |
| Saignement abondant ou répété | Avis médical, sans exception | Rapide |
Sommaire
- 1. Internes, externes, thrombose : reconnaître ce que vous avez
- 2. Soulager une crise tout de suite
- 3. Le bain de siège, le geste de fond
- 4. L'hamamélis en application locale
- 5. Les veinotoniques par voie orale
- 6. Saignements : ce qui doit vous alerter
- 7. Hémorroïdes internes : ce qui change
- 8. La thrombose hémorroïdaire
- 9. Le transit, cause numéro un
- 10. Grossesse et après l'accouchement
- 11. Les erreurs qui aggravent
- 12. Quand consulter
- 13. Ce que dit la science
- 14. FAQ - L'expertise herboriste sur les hémorroïdes
1. Internes, externes, thrombose : reconnaître ce que vous avez
Les hémorroïdes ne sont pas une maladie mais des structures normales : des coussinets vasculaires situés dans le canal anal, qui participent à la continence. On ne parle de « crise hémorroïdaire » que lorsqu'ils se dilatent et deviennent symptomatiques.
Les hémorroïdes externes se situent sous la ligne pectinée, dans une zone richement innervée. Elles forment un gonflement visible et palpable au bord de l'anus, et elles font mal. C'est la forme la plus douloureuse et la plus facile à reconnaître.
Les hémorroïdes internes siègent plus haut, dans une zone peu sensible à la douleur. Elles ne se voient pas et ne font généralement pas mal — elles se manifestent par des saignements rouge vif au moment de la selle, une sensation de pesanteur, parfois une procidence, c'est-à-dire une boule qui sort à l'effort puis rentre. C'est cette absence de douleur qui les rend trompeuses.
La thrombose hémorroïdaire est un caillot qui se forme dans une hémorroïde externe. Elle donne une douleur brutale, intense, permanente, avec une boule dure et bleutée au bord de l'anus. Elle relève d'une consultation rapide — voir la section qui lui est consacrée.
Vous retrouverez les produits adaptés à ce terrain dans notre rayon hémorroïdes.
2. Soulager une crise tout de suite
Quatre gestes simples, sans risque, à mettre en place dès les premiers signes.
Le froid. Une compresse froide appliquée dix minutes sur la zone réduit l'œdème et engourdit la douleur. Toujours à travers un linge, jamais de glace directement sur la peau. C'est le geste le plus efficace sur une hémorroïde externe gonflée.
L'hygiène douce. Après chaque selle, rincez à l'eau tiède plutôt que de frotter avec du papier, puis tamponnez sans frotter. Le papier sec, surtout parfumé ou coloré, entretient l'irritation.
Ne restez pas assis longtemps, en particulier sur les toilettes. Lire ou consulter son téléphone aux toilettes prolonge la position accroupie et la congestion veineuse — c'est un facteur aggravant fréquent et parfaitement évitable.
Allongez-vous quelques minutes, jambes légèrement surélevées, deux ou trois fois par jour pendant la crise. La position couchée décongestionne le plexus hémorroïdaire.
3. Le bain de siège, le geste de fond
C'est le remède traditionnel le plus constant, et il repose sur un mécanisme simple : la chaleur relâche le sphincter anal, dont la contraction réflexe entretient la douleur et gêne le retour veineux.
Comment le pratiquer ? De l'eau tiède — 37 à 40 °C, jamais chaude — dans une bassine ou un fond de baignoire, dix à quinze minutes, deux à trois fois par jour et de préférence après les selles. Séchez ensuite en tamponnant, sans frotter.
Avec quoi ? L'eau tiède seule suffit. On peut y ajouter une infusion refroidie d'hamamélis ou de camomille pour l'effet apaisant. En revanche, évitez le savon, le bicarbonate en excès et les produits moussants, qui irritent une muqueuse déjà fragilisée.
Une précision utile : tiède, pas chaud. L'eau chaude dilate les vaisseaux et peut accentuer le gonflement — l'inverse de l'effet recherché.
4. L'hamamélis en application locale
L'hamamélis de Virginie (Hamamelis virginiana) est la plante veinotonique de référence en usage local. Ses tanins ont un effet astringent : ils resserrent les tissus et les petits vaisseaux, ce qui réduit le gonflement et les suintements.
L'hydrolat est la forme la plus pratique. Imbibez une compresse et appliquez dix minutes sur la zone, deux à trois fois par jour. Conservé au réfrigérateur, il ajoute l'effet du froid à celui des tanins — c'est la façon la plus simple de dégonfler une hémorroïde externe.
En infusion refroidie : une cuillère à soupe de feuilles d'hamamélis pour 250 ml d'eau, dix minutes d'infusion, puis refroidie et utilisée en compresse ou ajoutée au bain de siège.
En teinture-mère, pour une action par voie interne sur le tonus veineux, selon la posologie du flacon.
Précautions : usage externe sur peau et muqueuse saine. En cas de plaie ou de fissure, demandez l'avis de votre pharmacien. Déconseillé par voie interne pendant la grossesse et l'allaitement.
5. Les veinotoniques par voie orale
C'est l'approche dont les preuves sont les plus solides, et elle mérite d'être comprise précisément.
Les veinotoniques — appelés phlébotoniques — regroupent des extraits végétaux riches en flavonoïdes. Ils améliorent le tonus des parois veineuses, réduisent la perméabilité des capillaires et favorisent le drainage. Une synthèse Cochrane leur reconnaît un effet significatif sur les saignements, les démangeaisons et l'amélioration globale des symptômes.
La vigne rouge (Vitis vinifera) est la plante veinotonique la plus employée en France, riche en anthocyanes et en tanins.
Le marronnier d'Inde (Aesculus hippocastanum) contient de l'escine, traditionnellement retenue pour son action sur la tonicité veineuse et l'œdème.
Comment les utiliser ? En cure de trois à six semaines, renouvelable, plutôt qu'en usage ponctuel : leur effet s'installe progressivement. En teinture-mère selon la posologie du flacon, ou en gélules pour plus de simplicité.
Une nuance d'honnêteté : les essais cliniques ont porté sur des fractions flavonoïdes standardisées et micronisées, pas sur les teintures-mères de plantes entières. Le principe actif est de la même famille, la concentration ne l'est pas. Les plantes relèvent donc d'un usage traditionnel appuyé par un mécanisme documenté.
Précautions : déconseillés pendant la grossesse et l'allaitement. Prudence en cas de traitement anticoagulant. Le marronnier d'Inde est déconseillé en cas d'insuffisance rénale ou hépatique.
Notre complexe maison
Phyto Jambes Bio — Teinture mère de plantes 125 ml
Un complexe de plantes veinotoniques préparé par nos soins, en cure de trois à six semaines.
6. Saignements : ce qui doit vous alerter
C'est la section la plus importante de ce guide, et celle que trop d'articles esquivent.
Les hémorroïdes internes saignent fréquemment, et ce saignement a des caractéristiques assez typiques : sang rouge vif, apparaissant en fin de selle, sur le papier ou en quelques gouttes dans la cuvette, non mélangé aux selles, et indolore.
Mais d'autres causes donnent exactement le même symptôme, et certaines sont sérieuses : fissure anale, polype, maladie inflammatoire de l'intestin, et cancer colorectal. C'est pourquoi la règle est simple et sans exception : un saignement par l'anus doit être vu au moins une fois par un médecin, même si vous avez déjà eu des hémorroïdes et que cela y ressemble.
Les caractéristiques qui doivent alerter davantage :
- Sang foncé, noir ou mélangé aux selles — l'origine est alors plus haute dans le tube digestif
- Saignement abondant ou qui se répète sur plusieurs semaines
- Modification durable du transit — alternance diarrhée-constipation, selles plus fines
- Amaigrissement non voulu, fatigue inhabituelle, pâleur
- Premier épisode après cinquante ans
- Antécédents familiaux de cancer colorectal ou de maladie inflammatoire
Les veinotoniques réduisent réellement les saignements d'origine hémorroïdaire — c'est même leur effet le mieux démontré. Mais faire disparaître un saignement sans en connaître la cause n'est pas un bénéfice : c'est un diagnostic retardé.
7. Hémorroïdes internes : ce qui change
Les hémorroïdes internes appellent une approche différente, et c'est souvent mal compris.
Elles ne font pas mal, parce qu'elles siègent dans une zone dépourvue de terminaisons sensitives à la douleur. Une douleur intense fait donc plutôt évoquer une fissure anale ou une thrombose qu'une simple hémorroïde interne.
Les applications locales les atteignent mal. Compresses, hydrolats et gels agissent sur la marge de l'anus, pas à l'intérieur du canal. Pour les hémorroïdes internes, l'approche utile passe par la voie orale — veinotoniques — et surtout par la régulation du transit.
La procidence, cette boule qui sort à l'effort, se classe par stades selon qu'elle rentre seule, qu'il faut la repousser, ou qu'elle ne rentre plus. Ce classement guide la prise en charge médicale, du traitement local aux gestes instrumentaux. Une procidence permanente relève d'un avis spécialisé.
Ne repoussez jamais en force une hémorroïde procidente douloureuse : demandez un avis.
8. La thrombose hémorroïdaire
C'est la complication la plus douloureuse, et celle où le délai compte.
Un caillot se forme dans une hémorroïde externe. La douleur est brutale, intense, permanente — elle ne dépend plus des selles — et l'on perçoit une boule dure, bleutée, très sensible au toucher, au bord de l'anus.
Ce qu'il faut faire : consulter dans les 48 à 72 heures. Pendant cette fenêtre, un geste simple réalisé par un médecin peut évacuer le caillot et soulager immédiatement. Passé ce délai, on laisse généralement évoluer, la douleur diminuant spontanément en une à deux semaines.
En attendant : froid en application locale, position allongée, et un antalgique selon l'avis de votre pharmacien. Les veinotoniques par voie orale peuvent accompagner.
Ce qu'il ne faut jamais faire : tenter de percer ou d'inciser soi-même. Le risque d'infection et de saignement est réel, et le geste est simple quand il est fait dans de bonnes conditions.
9. Le transit, cause numéro un
Les facteurs de risque identifiés dans la littérature sont la sédentarité, la constipation, le sexe masculin et l'âge. Sur les deux premiers, vous pouvez agir — et c'est là que se joue l'essentiel.
- Ne poussez pas. L'effort de poussée est le mécanisme direct de la dilatation hémorroïdaire. Si rien ne vient en quelques minutes, levez-vous et revenez plus tard.
- Cinq minutes maximum aux toilettes, sans lecture ni téléphone. La position prolongée congestionne le plexus veineux.
- Des selles molles plutôt que dures : fibres progressivement augmentées, hydratation suffisante. C'est la mesure de fond la plus efficace sur les récidives.
- Un tabouret sous les pieds, genoux plus hauts que les hanches, redresse l'angle ano-rectal et réduit l'effort nécessaire.
- Bougez. La marche quotidienne améliore le retour veineux ; la station assise prolongée l'aggrave. Les plantes de notre rayon circulation et cœur accompagnent ce terrain sur la durée.
Le conseil en plus : si la constipation est installée, c'est elle qu'il faut traiter en priorité — tout le reste n'est qu'un pansement. Notre guide sur les remèdes de grand-mère contre la constipation détaille les approches dont l'efficacité est démontrée.
10. Grossesse et après l'accouchement
Les hémorroïdes sont très fréquentes pendant la grossesse et dans les semaines qui suivent l'accouchement : compression veineuse par l'utérus, imprégnation hormonale qui relâche les parois, constipation fréquente, puis efforts de l'accouchement.
La prudence s'impose : la plupart des veinotoniques par voie interne, dont la vigne rouge, le marronnier d'Inde et l'hamamélis en teinture-mère, sont déconseillés pendant la grossesse et l'allaitement.
Ce qui reste possible relève des mesures locales et d'hygiène de vie : bains de siège tièdes, applications froides, hygiène douce, marche régulière, et régulation du transit par l'alimentation.
Dans tous les cas, parlez-en à votre sage-femme ou à votre médecin avant toute prise de complément : c'est la période où l'automédication demande le plus de retenue.
11. Les erreurs qui aggravent
Rester assis longtemps, en particulier sur les toilettes, ou sur une surface dure sans se lever.
Utiliser du papier sec, parfumé ou coloré, et frotter. Préférez le rinçage à l'eau tiède et le tamponnement.
Appliquer de l'eau chaude en pensant que ça détend : la chaleur dilate les vaisseaux et accentue le gonflement. Tiède pour le bain de siège, froid en application locale.
Prendre des laxatifs stimulants à répétition. Ils irritent la muqueuse et l'accoutumance s'installe. Sur ce terrain, on régule le transit par les fibres, l'eau et le mouvement.
Retarder la consultation devant un saignement parce qu'on est gêné d'en parler. C'est de loin l'erreur la plus coûteuse.
12. Quand consulter
Rapidement en cas de : douleur brutale et intense avec boule dure — la fenêtre utile pour traiter une thrombose est de 48 à 72 heures ; saignement abondant ; fièvre associée ; impossibilité de repousser une boule procidente.
Systématiquement devant : tout premier saignement, du sang foncé ou mélangé aux selles, une modification durable du transit, un amaigrissement, une anémie, ou un premier épisode après cinquante ans.
Également si les symptômes persistent au-delà d'une semaine malgré les mesures locales, s'ils reviennent fréquemment, ou pendant la grossesse.
Un examen proctologique est rapide et indolore. C'est le seul moyen de savoir ce dont il s'agit — et, le plus souvent, d'être rassuré.
13. Ce que dit la science
D'après la littérature scientifique répertoriée sur PubMed, voici l'état des connaissances.
Les veinotoniques. Une revue Cochrane a évalué l'efficacité des phlébotoniques — classe comprenant des extraits végétaux flavonoïdes — dans la maladie hémorroïdaire. Vingt études contrôlées contre témoin, totalisant 2 344 participants, ont été analysées. Les phlébotoniques montrent un effet statistiquement significatif sur le prurit (OR 0,23), le saignement (OR 0,12), le saignement après hémorroïdectomie (OR 0,18), les suintements (OR 0,12) et l'amélioration globale des symptômes (OR 15,99). L'effet sur la douleur, bien qu'orienté favorablement, n'atteint pas le seuil de significativité (OR 0,11, p = 0,06). Les auteurs signalent des limites méthodologiques mais peu de préoccupations de sécurité (Perera et al., 2012, DOI 10.1002/14651858.CD004322.pub3).
Facteurs de risque et récidives. Une revue systématique de 44 publications identifie comme facteurs de risque la sédentarité, la constipation, le sexe masculin et l'âge. Les taux de récidive rapportés s'échelonnent de 0 à 56,5 % après chirurgie ou traitement phlébotonique, la majorité des études rapportant 20 % ou moins. Les fractions flavonoïdes purifiées micronisées améliorent significativement les principaux symptômes par rapport aux autres traitements pharmacologiques (Lohsiriwat et al., 2022, DOI 10.1007/s12325-022-02351-7).
Une précision sur ce que cela implique. Ces essais portent sur des fractions flavonoïdes standardisées et micronisées, produits pharmaceutiques dosés précisément. Les teintures-mères et gélules de plantes entières appartiennent à la même famille de composés, sans en avoir la concentration ni la standardisation. Le mécanisme est documenté, l'équivalence ne l'est pas.
Ce que nous n'avons pas trouvé. Aucun essai clinique n'évalue le bain de siège, l'application d'hamamélis ou l'argile sur les hémorroïdes. Ces gestes relèvent de l'usage traditionnel et d'un mécanisme plausible — relâchement sphinctérien pour la chaleur, effet astringent des tanins — sans avoir été mesurés.
14. FAQ - L'expertise herboriste sur les hémorroïdes
Comment dégonfler une hémorroïde externe rapidement ?
Une compresse froide, ou mieux un hydrolat d'hamamélis conservé au réfrigérateur, appliquée dix minutes plusieurs fois par jour. Complétez par un bain de siège tiède et évitez la position assise prolongée.
Faut-il mettre du chaud ou du froid sur des hémorroïdes ?
Du froid en application locale pour dégonfler, et du tiède pour le bain de siège afin de détendre le sphincter. Jamais d'eau chaude : elle dilate les vaisseaux et accentue le gonflement.
Combien de temps dure une crise hémorroïdaire ?
Une crise simple s'améliore généralement en quelques jours à une semaine avec les mesures locales. Une thrombose reste douloureuse une à deux semaines si elle n'est pas traitée dans les 72 premières heures.
Les hémorroïdes internes font-elles mal ?
Généralement non, car elles siègent dans une zone peu sensible à la douleur. Elles se manifestent plutôt par des saignements rouge vif et une sensation de pesanteur. Une douleur intense oriente vers une fissure ou une thrombose.
Un saignement anal est-il toujours dû aux hémorroïdes ?
Non, et c'est pourquoi tout saignement doit être vu au moins une fois par un médecin. Fissure, polype, maladie inflammatoire ou cancer colorectal peuvent se manifester de la même façon.
Comment stopper un saignement hémorroïdaire ?
Les veinotoniques par voie orale réduisent significativement les saignements d'origine hémorroïdaire — c'est leur effet le mieux démontré. Mais faire cesser un saignement sans en connaître la cause retarde un diagnostic : consultez d'abord.
L'hamamélis est-il efficace sur les hémorroïdes ?
Ses tanins ont un effet astringent qui resserre les tissus et réduit le gonflement et les suintements. C'est un usage traditionnel bien établi, sans essai clinique spécifique sur les hémorroïdes.
Peut-on percer une hémorroïde soi-même ?
Non, jamais. Le risque d'infection et de saignement est réel. En cas de thrombose, le geste d'évacuation du caillot se fait par un médecin, idéalement dans les 72 heures.
Quelle est la cause principale des hémorroïdes ?
La constipation et l'effort de poussée, auxquels s'ajoutent la sédentarité, l'âge et la position assise prolongée. Réguler le transit est la mesure de fond la plus efficace contre les récidives.
Peut-on prendre des veinotoniques pendant la grossesse ?
La plupart sont déconseillés pendant la grossesse et l'allaitement, dont la vigne rouge, le marronnier d'Inde et l'hamamélis en usage interne. Les mesures locales et l'hygiène de vie restent possibles, après avis de votre sage-femme ou de votre médecin.
Combien de temps faut-il prendre un veinotonique ?
En cure de trois à six semaines, renouvelable, plutôt qu'en usage ponctuel : leur effet s'installe progressivement.
Le papier toilette humidifié est-il une bonne idée ?
Le rinçage à l'eau tiède est préférable, suivi d'un tamponnement doux. Beaucoup de lingettes contiennent des conservateurs ou des parfums qui entretiennent l'irritation.
Cet article a été rédigé par l'équipe d'experts des Herboristeries Louis pour vous apporter des conseils naturels basés sur la tradition herboriste.
À propos de l'auteur : Louis Gobron
Passionné par le pouvoir thérapeutique des plantes, Louis Gobron est le fondateur de Louis Herboristerie. Herboriste diplômé en 2011 de l'IFAPME, il s'attache à faire revivre l'herboristerie traditionnelle en y apportant une rigueur scientifique moderne. Installé comme herboriste ardennais, lui et toute son équipe vous accueillent et vous conseillent au sein de 4 herboristeries situées à Charleville-Mézières, Saint-Ouen-sur-Seine (Paris), Tours et Le Touvet (près de Grenoble), en plus d'une boutique en ligne certifiée. Accompagné par son équipe de naturopathes, il rédige et valide chaque conseil et remède pour vous guider en toute sécurité vers une santé naturelle.
Articles en relation
-
Les tisanes pour la digestion de l'herboristerie Louis
Publié le : 24/12/2021 09:49:16 -
Phytothérapie : la teinture-mère de Gentiane pour stimuler votre digestion
Publié le : 27/12/2017 18:35:32 -
Diarrhée : remèdes de grand-mère et vrais réflexes
Publié le : 27/12/2025 17:19:17