Bourrache : l'huile et la plante, ce qui les sépare

Publié le : 22/09/2026 - Catégories : Conseils de votre herboriste

Il existe deux bourraches, et les confondre change tout. L'huile, extraite des graines, ne contient pas les alcaloïdes hépatotoxiques de la plante. Les parties aériennes, feuilles et fleurs, en contiennent — et les tisanes constituent la principale source d'exposition alimentaire à ces composés. Chez l'herboristerie Louis, voici ce que chacune apporte, et ce qu'elle ne fait pas.

Ces produits accompagnent le bien-être et ne remplacent pas un avis médical, conformément à l'article L.4161-1 du Code de la santé publique relatif à l'exercice illégal de la médecine. Les parties aériennes de bourrache sont déconseillées pendant la grossesse, l'allaitement, chez l'enfant et en cas d'atteinte hépatique.

Réponse rapide

  • L'huile de graines : sans alcaloïdes, riche en acide gamma-linolénique. C'est la forme la plus sûre.
  • Ce qu'elle ne fait pas : traiter l'eczéma. Une revue de 27 essais est formelle sur ce point.
  • Ce pour quoi elle a du sens : nourrir une peau sèche, en application locale.
  • La tisane de fleurs : usage bref et occasionnel seulement, jamais en cure prolongée.

En bref : deux produits, deux profils

Forme Alcaloïdes Usage raisonnable
Huile végétale (graines)AucunApplication locale sur peau sèche, cure orale possible
Capsules d'huileAucunCure limitée, apport en acides gras
Tisane de sommités fleuriesPrésentsPonctuel et bref, hors grossesse et enfant
Teinture-mère de fleursPrésentsCure courte, avec les mêmes réserves
Fleurs fraîches en cuisineTracesDécoration, usage occasionnel sans souci

1. L'huile n'est pas la plante

C'est le point que presque aucun article ne pose clairement, et il commande tout le reste.

La bourrache (Borago officinalis) contient des alcaloïdes pyrrolizidiniques, une famille de composés que le foie transforme en métabolites réactifs. À forte dose ou de façon prolongée, ils provoquent une atteinte hépatique caractéristique, et ils sont par ailleurs suspectés d'être génotoxiques.

Ces alcaloïdes se trouvent dans les parties aériennes — feuilles, tiges, fleurs. Ce sont elles qu'on emploie en tisane.

L'huile, elle, est extraite des graines par pression, et les évaluations de risque décrivent les préparations huileuses de ces plantes comme exemptes d'alcaloïdes. C'est une différence de nature, pas de degré.

Ce que cela implique concrètement : vous pouvez utiliser une huile de bourrache sans vous préoccuper de cette question. Vous ne pouvez pas boire de la tisane de bourrache tous les jours pendant des mois.

Et une conséquence commerciale honnête : quand un article vante « les bienfaits de la bourrache » sans préciser de quelle forme il parle, il mélange deux produits dont les profils de sécurité n'ont rien à voir.

2. Ce que l'huile apporte réellement

L'intérêt de l'huile de bourrache tient à un composé précis, et il vaut mieux savoir lequel.

L'acide gamma-linolénique, ou GLA, est un acide gras oméga-6 que l'huile de bourrache contient en quantité inhabituelle — autour de 20 %, davantage que l'huile d'onagre. Peu d'huiles alimentaires en apportent.

Pourquoi il intéresse : l'organisme fabrique normalement le GLA à partir de l'acide linoléique, mais cette conversion peut être ralentie par l'âge, le tabac, l'alcool ou certaines carences. L'apport direct contourne cette étape.

Ce que l'huile contient aussi : de l'acide linoléique en majorité, de la vitamine E, et de faibles quantités d'autres acides gras.

Ce qu'il faut savoir sur sa stabilité : ces acides gras polyinsaturés s'oxydent facilement. Une huile de bourrache rancie perd son intérêt et devient désagréable — nous y revenons en section 5.

3. Eczéma : ce que montrent les essais

L'huile de bourrache est très souvent présentée comme un traitement de l'eczéma atopique. Les données ne le soutiennent pas, et il serait malhonnête de vous laisser l'ignorer.

Une revue systématique Cochrane a rassemblé 27 essais randomisés totalisant 1 596 participants, dont huit portant spécifiquement sur l'huile de bourrache. Sa conclusion est sans ambiguïté : l'huile de bourrache et l'huile d'onagre par voie orale n'ont pas d'effet sur l'eczéma, l'amélioration observée étant comparable à celle des placebos.

Les auteurs vont plus loin : les intervalles de confiance sont suffisamment étroits pour exclure une différence cliniquement utile, et de nouvelles études sur cette indication seraient difficiles à justifier.

Ce qu'il faut en retenir :

  • Si vous souffrez d'eczéma, l'huile de bourrache par voie orale n'est pas la réponse, et il vaut mieux consulter un dermatologue.
  • Cela ne signifie pas que l'huile est sans intérêt — mais son intérêt est ailleurs, en application locale sur peau sèche.
  • Méfiez-vous des pages qui listent « eczéma atopique » parmi ses usages reconnus sans mentionner cette revue.

Notre position : nous vendons cette huile et nous la trouvons utile. Mais nous préférons vous dire ce qu'elle ne fait pas plutôt que de vous la vendre sur une promesse que les essais ne tiennent pas.

4. L'usage cosmétique, le mieux fondé

C'est là que l'huile de bourrache trouve sa place la plus solide, et c'est d'ailleurs son emploi historique en cosmétique.

Ce qu'elle fait : appliquée sur la peau, elle apporte des lipides, limite la perte en eau et assouplit les zones sèches. C'est un effet émollient direct, mécanique, qui ne dépend d'aucune hypothèse métabolique.

Comment l'utiliser ? Quelques gouttes sur peau propre et légèrement humide, le soir, en massage sur le visage, le décolleté, les mains ou toute zone sèche. Elle pénètre lentement — c'est une huile plutôt riche.

On l'associe volontiers à une huile plus fluide, comme le jojoba ou l'amande douce, pour en faciliter l'étalement. Quelques gouttes suffisent : l'appliquer en excès ne fait que la laisser en surface.

Sur les vergetures et les cicatrices, elle est traditionnellement employée en massage. Cet usage repose sur la tradition et sur le massage lui-même autant que sur l'huile, et il vaut mieux le présenter ainsi.

Un usage pratique et peu connu : sur les ongles cassants et les cuticules, quelques gouttes massées chaque soir.

5. Comment choisir et conserver son huile

Sur ce produit précis, la qualité et la conservation comptent davantage que la marque.

Première pression à froid : indispensable. Une extraction à chaud ou par solvant dégrade les acides gras qui font tout l'intérêt de l'huile.

Flacon en verre teinté, jamais transparent. La lumière accélère l'oxydation.

Un petit format vaut mieux qu'un grand. Une huile de bourrache s'oxyde vite : mieux vaut finir un flacon de 50 ml en deux mois qu'en garder un de 250 ml ouvert un an.

Au réfrigérateur après ouverture, et consommée dans les deux à trois mois. C'est la recommandation qui distingue cette huile des huiles plus stables comme l'olive ou le jojoba.

Le test qui ne trompe pas : une huile rancie a une odeur de vieille noix, un peu piquante. Si votre huile sent cela, jetez-la — elle n'apporte plus rien et devient irritante.

Pour les capsules : vérifiez la teneur en GLA annoncée, et non seulement le poids d'huile. Elles se conservent également au frais.

6. Bourrache ou onagre ?

Les deux huiles sont constamment confondues, et souvent vendues ensemble. Voici ce qui les distingue réellement.

La teneur en GLA : la bourrache en contient environ deux fois plus que l'onagre. À dose égale d'huile, l'apport n'est donc pas le même.

La tradition d'usage : l'onagre est davantage associée à la sphère hormonale féminine, la bourrache à la peau. Cette répartition relève de l'usage, pas d'une différence démontrée.

Ce qu'elles partagent : la même absence d'effet démontré sur l'eczéma par voie orale — la revue Cochrane évaluait les deux.

Faut-il choisir ? Les mélanges onagre-bourrache existent et se défendent : ils apportent les deux profils d'acides gras. Pour un usage cosmétique sur peau sèche, la bourrache seule suffit.

7. La tisane de fleurs : ce qu'il faut savoir

La bourrache en tisane appartient à la tradition européenne, et nous la proposons. Mais elle demande un cadre que peu d'articles donnent.

Ce que la tradition lui prête : un effet adoucissant sur les voies respiratoires, lié à ses mucilages, et un effet sudorifique lors des états fébriles. Son nom viendrait de l'arabe abou rach, le « père de la sueur ».

Ce que la science dit du risque : les tisanes constituent la principale source d'exposition alimentaire aux alcaloïdes pyrrolizidiniques. Pour une consommation élevée et prolongée, cette exposition représente une préoccupation sanitaire réelle. En revanche, une prise aiguë ou de courte durée par l'alimentation courante n'est pas considérée comme dangereuse.

Notre cadre d'usage, qui découle directement de cela :

  • Usage ponctuel, quelques jours lors d'un épisode, pas une cure de plusieurs semaines.
  • Jamais chez la femme enceinte ou allaitante, ni chez l'enfant et l'adolescent.
  • Jamais en cas d'atteinte hépatique, quelle qu'elle soit.
  • Filtrez soigneusement : les poils raides de la plante irritent la gorge. Un filtre à café convient mieux qu'une passoire.

Comment la préparer, si vous l'employez : une cuillère à soupe de sommités fleuries pour 250 ml d'eau frémissante, dix minutes à couvert, puis filtrage soigneux.

Et une alternative honnête : si vous cherchez un adoucissant respiratoire pour un usage régulier, la mauve ou le bouillon-blanc apportent les mêmes mucilages sans cette réserve. C'est ce que nous conseillons en pratique.

8. Au jardin et dans l'assiette

La bourrache est l'une des plantes les plus faciles à cultiver, et c'est une bonne raison de la connaître.

Au jardin : semée en place de mars à juin, en sol ordinaire et au soleil, elle lève en une dizaine de jours et fleurit deux mois plus tard. Elle se ressème seule d'année en année, parfois généreusement.

Son intérêt écologique est considérable : ses fleurs bleues attirent massivement les abeilles et les bourdons, sur une longue période. C'est l'une des meilleures plantes mellifères du potager, et une bonne compagne des tomates et des courges.

Les fleurs en cuisine : comestibles, d'un bleu franc, avec une saveur légèrement iodée. Elles décorent salades, soupes froides et glaçons. Un usage occasionnel ne pose pas de problème.

Les feuilles : traditionnellement consommées cuites, à la manière des épinards, avec un goût rappelant le concombre. Nous ne recommandons pas d'en faire un légume régulier, pour la même raison que la tisane — la cuisson ne détruit pas les alcaloïdes.

9. Reconnaître la bourrache, et la confusion à éviter

Si vous la cueillez, quelques repères s'imposent.

La plante mesure quarante à soixante-dix centimètres, avec une tige creuse, épaisse, couverte de poils raides et piquants au toucher.

Les feuilles sont ovales, gaufrées, rêches, d'un vert soutenu, les inférieures étalées près du sol.

La fleur est le signe le plus sûr : une étoile à cinq pétales d'un bleu azur intense, avec un cône central noir formé par les étamines. Aucune autre plante de nos régions ne présente cette combinaison.

La confusion à connaître : avant floraison, les jeunes feuilles peuvent évoquer celles de la belladone, qui est gravement toxique. Les feuilles de bourrache sont hérissées de poils raides, celles de la belladone sont lisses. Dans le doute, ne cueillez pas : attendez la floraison, qui lève toute ambiguïté.

10. Précautions et interactions

Pour l'huile, en usage oral : réservez-la à des cures limitées plutôt qu'à une prise continue. Des troubles digestifs bénins — selles molles, ballonnements, éructations — sont possibles et sans gravité.

Une interaction à connaître : la revue Cochrane signale, pour ces huiles riches en GLA, un risque de saignement accru chez les personnes sous anticoagulant oral. Demandez un avis médical avant d'entreprendre une cure si vous êtes dans ce cas.

Également en cas de traitement antiépileptique, de trouble de la coagulation, ou avant une intervention chirurgicale programmée.

Pour l'huile en application locale : aucune précaution particulière hors allergie. Faites un essai au pli du coude si votre peau est réactive.

Pour les parties aériennes — tisane, teinture-mère, feuilles : usage ponctuel uniquement, et contre-indication chez la femme enceinte ou allaitante, l'enfant, l'adolescent, et en cas d'atteinte hépatique.

Un point réglementaire : plusieurs pays européens encadrent strictement l'usage alimentaire des parties aériennes de bourrache, précisément en raison de ces alcaloïdes. Ce n'est pas une précaution de principe.

11. Quand demander un avis médical

Avant toute cure orale si vous prenez un anticoagulant ou un antiépileptique, si vous avez un trouble de la coagulation, ou si une intervention est prévue.

Systématiquement chez la femme enceinte ou allaitante, chez l'enfant, et en cas de maladie du foie — pour les parties aériennes comme par prudence pour l'huile.

Et consultez un dermatologue plutôt que d'attendre d'une huile ce qu'elle ne peut donner, si vous souffrez d'un eczéma qui vous gêne au quotidien. Des traitements efficaces existent, et les données sur l'huile de bourrache sont claires.

Interrompez devant un jaunissement de la peau ou des yeux, des urines foncées, une fatigue inhabituelle ou des douleurs sous les côtes à droite.

12. Ce que dit la science

D'après la littérature scientifique répertoriée sur PubMed, voici l'état des connaissances.

L'eczéma. Une revue systématique Cochrane a évalué l'huile d'onagre et l'huile de bourrache prises par voie orale dans l'eczéma atopique. Vingt-sept études totalisant 1 596 participants répondaient aux critères d'inclusion : 19 portaient sur l'huile d'onagre et 8 sur l'huile de bourrache. La majorité des études présentait un faible risque de biais. Pour l'huile d'onagre, la méta-analyse ne retrouve pas d'amélioration significative des symptômes globaux, ni selon l'évaluation des participants (différence moyenne -2,22, IC 95 % -10,48 à 6,04) ni selon celle des médecins (-3,26, IC 95 % -6,96 à 0,45). Le traitement par huile de bourrache n'a pas davantage amélioré les symptômes par rapport au placebo. Les auteurs concluent que ces deux huiles ne sont pas des traitements efficaces de l'eczéma, que les effets indésirables — surtout digestifs, légers et transitoires — sont comparables à ceux des placebos, et que les intervalles de confiance sont assez étroits pour exclure une différence cliniquement utile. Ils signalent par ailleurs qu'une étude a retrouvé une augmentation du risque de saignement chez les personnes sous warfarine (Bamford et al., 2013, DOI 10.1002/14651858.CD004416.pub2).

Les alcaloïdes pyrrolizidiniques. Une évaluation de risque consacrée à ces composés dans l'alimentation rappelle que l'ingestion de plantes contenant des alcaloïdes pyrrolizidiniques 1,2-insaturés provoque une toxicité hépatique aiguë, sous la forme d'une maladie veino-occlusive du foie. Les auteurs relèvent que, parmi les aliments courants, les tisanes et les thés constituent la principale source d'exposition des consommateurs. Pour une consommation élevée et prolongée, l'évaluation du risque chronique révèle une préoccupation sanitaire possible, au regard du seuil établi par l'Autorité européenne de sécurité des aliments. En revanche, une atteinte résultant d'une prise aiguë ou de courte durée par l'alimentation courante est jugée peu probable. Les compléments alimentaires à base de ces plantes peuvent contribuer significativement à l'exposition et comportent un risque de toxicité aiguë et chronique — mais aucun risque sanitaire n'est attendu des compléments à base de préparations huileuses de ces mêmes plantes, décrites comme exemptes d'alcaloïdes (Dusemund et al., 2018, DOI 10.1016/j.fct.2018.03.005).

Ce que nous n'avons pas trouvé. Aucun essai clinique de bonne qualité n'établit d'effet de la bourrache sur la tension artérielle, le muscle cardiaque, l'humeur, le sommeil ou les rhumatismes, allégations pourtant fréquemment associées à cette plante. L'usage cosmétique local de l'huile repose sur un effet émollient direct plutôt que sur des essais dédiés.

13. FAQ - L'expertise herboriste sur la bourrache

Quels sont les bienfaits de la bourrache ?

L'huile de graines apporte de l'acide gamma-linolénique et nourrit les peaux sèches en application locale. Les parties aériennes sont traditionnellement adoucissantes pour les voies respiratoires, mais leur usage doit rester ponctuel en raison des alcaloïdes qu'elles contiennent.

L'huile de bourrache est-elle efficace contre l'eczéma ?

Non. Une revue Cochrane de 27 essais et 1 596 participants conclut que l'huile de bourrache par voie orale n'est pas un traitement efficace de l'eczéma, l'amélioration étant comparable au placebo. Consultez un dermatologue.

La bourrache est-elle dangereuse pour le foie ?

Les parties aériennes contiennent des alcaloïdes pyrrolizidiniques hépatotoxiques : leur usage doit rester bref et occasionnel. L'huile, extraite des graines, en est exempte et ne pose pas ce problème.

Peut-on boire de la tisane de bourrache tous les jours ?

Non. Les tisanes sont la principale source d'exposition alimentaire aux alcaloïdes pyrrolizidiniques, et une consommation élevée et prolongée constitue une préoccupation sanitaire. Réservez-la à quelques jours, ponctuellement.

Quelle différence entre huile de bourrache et huile d'onagre ?

La bourrache contient environ deux fois plus d'acide gamma-linolénique. La tradition associe davantage l'onagre à la sphère hormonale féminine et la bourrache à la peau, mais cette répartition n'est pas démontrée.

Comment utiliser l'huile de bourrache sur le visage ?

Quelques gouttes sur peau propre et légèrement humide, le soir, en massage. Elle est riche et pénètre lentement : associez-la à une huile plus fluide comme le jojoba si vous la trouvez trop épaisse.

Comment conserver l'huile de bourrache ?

Au réfrigérateur après ouverture, et consommée dans les deux à trois mois. Ses acides gras s'oxydent vite. Une odeur de vieille noix signale qu'elle est rancie : jetez-la, elle devient irritante.

La bourrache est-elle contre-indiquée pendant la grossesse ?

Les parties aériennes le sont formellement, de même que chez l'enfant et l'adolescent. Pour l'huile, demandez l'avis de votre médecin ou de votre sage-femme avant toute cure orale.

Peut-on prendre de la bourrache sous anticoagulant ?

Pas sans avis médical. La revue Cochrane signale un risque de saignement accru avec ces huiles riches en acide gamma-linolénique chez les personnes sous anticoagulant oral.

Les fleurs de bourrache sont-elles comestibles ?

Oui, elles sont comestibles et joliment décoratives, avec une saveur légèrement iodée. Un usage occasionnel ne pose pas de problème. Les feuilles, en revanche, ne devraient pas devenir un légume régulier.

Comment cultiver la bourrache ?

Semez en place de mars à juin, en sol ordinaire et au soleil. Elle lève en dix jours, fleurit deux mois plus tard et se ressème seule. C'est aussi l'une des meilleures plantes mellifères du potager.

Comment reconnaître la bourrache sans se tromper ?

Sa fleur en étoile bleu azur à cône central noir est sans équivalent. Avant floraison, ses feuilles hérissées de poils raides la distinguent de la belladone, toxique et à feuilles lisses. Dans le doute, attendez les fleurs.

Louis Gobron, herboriste diplômé et fondateur de Louis Herboristerie

Cet article a été rédigé par l'équipe d'experts des Herboristeries Louis pour vous apporter des conseils naturels basés sur la tradition herboriste.

À propos de l'auteur : Louis Gobron
Passionné par le pouvoir thérapeutique des plantes, Louis Gobron est le fondateur de Louis Herboristerie. Herboriste diplômé en 2011 de l'IFAPME, il s'attache à faire revivre l'herboristerie traditionnelle en y apportant une rigueur scientifique moderne. Installé comme herboriste ardennais, lui et toute son équipe vous accueillent et vous conseillent au sein de 4 herboristeries situées à Charleville-Mézières, Saint-Ouen-sur-Seine (Paris), Tours et Le Touvet (près de Grenoble), en plus d'une boutique en ligne certifiée. Accompagné par son équipe de naturopathes, il rédige et valide chaque conseil et remède pour vous guider en toute sécurité vers une santé naturelle.

Bourrache : l'huile et la plante, ce qui les sépare